Tout le mois d’octobre, la campagne Octobre Rose rappelle l’intérêt du dépistage du cancer du sein. Beaucoup pensent qu’à partir d’un certain âge le risque diminue, ou que ce n’est « plus la priorité ». C’est l’inverse, et le suivi peut continuer bien après la fin du dépistage organisé.
Le risque ne s'arrête pas à 74 ans
Le cancer du sein touche surtout des femmes de plus de 50 ans, et le risque continue d’augmenter avec l’âge. Le programme national de dépistage organisé s’arrête pourtant à 74 ans, si bien que certaines femmes relâchent leur vigilance passé cet âge, à tort.
- Après 74 ans, la mammographie de dépistage reste possible au cas par cas, sur prescription médicale.
- Parlez-en à votre médecin traitant : il peut l’intégrer à votre suivi régulier, même en dehors du programme organisé.
- En cas d’antécédent familial (mère, sœur), un suivi renforcé est souvent justifié, quel que soit votre âge. Dites-le clairement à votre médecin.
Pourquoi dépister tôt
Détecté tôt, un cancer du sein se soigne dans la grande majorité des cas, avec des traitements souvent moins lourds. C’est pour cela qu’il faut se faire dépister régulièrement, en général tous les deux ans, sans attendre un symptôme pour consulter.
Entre deux dépistages, surveillez :
- Une boule ou une masse sous les doigts, même si elle ne fait pas mal.
- Un changement de forme ou de taille d’un sein, ou de l’aspect de sa peau.
- Un écoulement inhabituel par le mamelon.
Ce n’est pas forcément un cancer. Si vous remarquez l’un de ces signes, consultez vite, sans attendre votre prochain rendez-vous.
Ce qui peut rester à votre charge
Le dépistage, puis les soins s’ils sont nécessaires, entraînent des frais que l’Assurance Maladie ne rembourse pas toujours en totalité : mammographie, échographie complémentaire, consultations de suivi, accompagnement psychologique en cas de diagnostic. Les dépassements d’honoraires de certains spécialistes ou une chambre individuelle à l’hôpital restent souvent à la charge de l’assuré, si son contrat ne les prévoit pas.
Dans votre contrat, vérifiez en particulier :
- Le remboursement des dépassements d’honoraires chez les spécialistes (radiologue, gynécologue, chirurgien).
- La prise en charge d’une chambre particulière en cas d’hospitalisation.
- L’accès à un deuxième avis médical en cas de diagnostic sérieux, que les assureurs proposent de plus en plus souvent.
- Un accompagnement psychologique. On y pense peu, alors qu’il compte beaucoup dans ce type de parcours.
Profitez d'Octobre Rose pour faire le point
Ce mois-ci, posez-vous deux questions. Votre suivi médical est-il à jour ? Votre complémentaire santé couvre-t-elle correctement ce type de parcours de soins ? Il vaut mieux avoir la réponse avant d’en avoir besoin.
